MyLittlePessaire décrypte les recommandations HAS 2021

En 2021, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié pour la première fois des recommandations de bonnes pratiques sur la prise en charge thérapeutique du prolapsus des organes pelviens. 

Ces recommandations sont basées sur le travail d'un groupe de professionnels de santé experts en périnéologie et en prolapsus, et sont opposables à votre médecin.
Elles ont pour vocation de guider l'ensemble des thérapeutes dans l'accompagnement des patientes porteuses de prolapsus.

Nous les synthétisons et les décryptons ici pour vous 🙂

Le traitement du prolapsus dépend de VOTRE choix

Dans ses recommandations de bonnes pratiques sur la prise en charge thérapeutique du prolapsus, la Haute Autorité de Santé (HAS) précise que le choix du traitement est le fruit d’une décision médicale partagée entre la patiente et son thérapeute, sur la base d’une information complète et éclairée de la patiente.

Le prolapsus est une pathologie fonctionnelle : on ne le traite que s’il vous gêne et que si vous le souhaitez.

En somme, votre médecin doit vous informer sur toutes les options thérapeutiques à votre disposition et vous accompagner dans un choix qui est avant tout le vôtre.

Pour vous rassurer...

  • L’évolution d’un prolapsus est généralement lente
  • Les formes graves de prolapsus sont extrêmement rares
  • Les saignements et les douleurs ne sont pas normaux et nécessitent une consultation médicale
  • La fréquence des consultations de suivi du prolapsus dépend de l’évolution et surtout de votre besoin
  • Une rééducation et l’utilisation d’un pessaire peuvent améliorer la gêne et les symptômes associés au prolapsus
  • En cas d’indication chirurgicale, celle-ci est très rarement urgente
  • Votre satisfaction et votre confiance dans la prise en charge sont essentielles

Le pessaire et la rééducation recommandés en 1e intention

Quel que soit le stade du prolapsus et quel que soit votre âge, que vous ayez 30 ans ou que vous en ayez 80, les traitements de première intention sont la rééducation pelvi-périnéale et le pessaire, solutions dites “conservatrices”. Ces deux options peuvent être essayées simultanément, car elles sont très complémentaires, ou bien l’une après l’autre.

La chirurgie est une solution de seconde intention, si les solutions de première intention ne vous donnent pas satisfaction. Les solutions de première intention peuvent également avoir un intérêt si la chirurgie est indiquée et que vous souhaitez vous faire opérer.

Votre médecin doit donc obligatoirement vous proposer une rééducation et un pessaire, et vous fournir toutes les informations et l’accompagnement adéquat, avant de vous proposer de vous faire opérer.

Et les mesures hygiéno-diététiques !

Les mesures hygiéno-diététiques jouent un rôle crucial dans la prévention et le traitement du prolapsus. Elles englobent diverses pratiques visant à promouvoir un mode de vie sain, notamment la perte de poids et une alimentation équilibrée. La gestion de la constipation chronique est également essentielle, tout comme l'éducation thérapeutique pour adopter des comportements mictionnels et défécatoires appropriés. De plus, il est important d'enseigner des techniques sûres de levage de charges et de contrôle de la toux pour réduire la pression sur les organes pelviens. La réduction de la sédentarité et la promotion de l'activité physique régulière complètent ces mesures, contribuant ainsi à renforcer les muscles pelviens et à prévenir la progression du prolapsus.

Zoom sur le pessaire

  • Efficacité immédiate et amélioration de la qualité de vie
  • Indiqué en première intention, quels que soient l’âge et le stade du prolapsus
  • Nécessité d’informer la patiente sur les modalités d’utilisation et de suivi
  • Peut être envisagé à visée diagnostique
  • La forme et la taille doivent être adaptées aux symptômes, à la morphologie de la patiente et à sa capacité à le manipuler seule
  • Si le premier pessaire ne convient pas, d’autres pessaires peuvent être essayés
  • Tous les modèles peuvent être manipulés en autonomie par les patientes
  • Les pessaires Anneaux sont les plus utilisés et peuvent être portés pendant les rapports sexuels
  • Préférer les modèles en silicone plutôt qu’en latex
  • Une utilisation occasionnelle est possible si la patiente n’en a besoin que pour des activités ponctuelles
  • Un traitement hormonal local de la muqueuse peut améliorer la tolérance
  • Un taux de satisfaction de 90% parmi les patientes

Prolapsus génital : une stratégie thérapeutique adaptée

Visionnez la minute RECO de la HAS sur la prise en charge thérapeutique du prolapsus génital de la femme avec le Dr Anne-Cécile Pizzoferrato, gynécologue-obstétricien (CHU de Caen) – membre du groupe de travail.

Fiches conseils créées par la HAS pour guider et informer les patientes

Ces fiches conseil ont été conçues par la Haute Autorité de Santé pour informer sur les traitements du prolapsus génital de la femme. 

Prolapsus Génital de la femme : des solutions pour le traiter
Le pessaire gynécologique – À quoi ça sert ? Comment l’utiliser ?

Recommandations de la Haute Autorité de Santé (2021)

Questionnaires d'évaluation de l'impact du prolapsus sur votre qualité de vie

Pour vous aider à évaluer la symptomatologie, ainsi que l’impact global du prolapsus ou de l’incontinence urinaire sur votre qualité de vie (retentissement social et sexuel), MyLittlePessaire met à votre disposition des questionnaires validés : PFDI-20, PFIQ-7, PISQ-12, que vous pouvez remettre à votre thérapeute en consultation.