Questions sur la prise en charge des pessaires par l'Assurance Maladie
- Médecin (généraliste ou spécialiste)
- Gynécologue
- Sage-femme habilitée
- Médecin hospitalier
Le document peut être au choix :
- Ordonnance classique sur papier à en-tête du cabinet
- Ordonnance hospitalière
- Prescription sur formulaire pré-imprimé (fabricant / prestataire)
- Bon de prescription spécifique pessaire
- Ordonnance manuscrite lisible
Le support importe peu, c’est le contenu médical et la signature qui comptent.
Les éléments obligatoires qui doivent figurer sur une ordonnance sont :
1. Identification du prescripteur :
- Nom
- Qualité / spécialité (médecin, sage-femme habilitée, gynécologue, etc.)
- Numéro AM
- Signature manuscrite
2. Identification de la patiente :
- Nom, prénom
- Idéalement date de naissance (ou étiquette patiente)
3. Prescription :
- Date (manuscrite si la prescription est réalisée sur une fiche de prescription MyLittlePessaire)
4. Désignation du dispositif :
- Type de pessaire
- Marque du pessaire
- Taille ou diamètre en mm
Il n’est pas exigé que le document soit neutre ou non marqué (contrairement à certaines idées reçues).
❌ Ce qui n'est pas exigé :
- Pas besoin d’un modèle CERFA
- Pas besoin d’indiquer le prix
- Pas besoin d’un papier « neutre »
- Pas besoin de mention “remboursable”
- Pas besoin d’ordonnance spécifique CPAM
Bonnes pratiques
Pour une acceptation encore plus fluide :
- Ajouter la mention manuscrite : « Prescription médicale »
- Ajouter le code LPP ou la référence du produit
- Écrire lisiblement le type et la taille
- Toujours dater et signer à la main
Ce qui peut poser problème ⚠️
- Absence de signature
- Absence de date
- Document rempli par la patiente seule
- Désignation trop vague (« pessaire » sans précision)
- Document perçu comme devis ou bon de commande non médical
Si vous mentionnez plusieurs pessaires sur l'ordonnance, seul l’un des pessaires pourra faire l’objet d’un remboursement par l’Assurance Maladie.
- La feuille de soins
- La prescription (ordonnance)
- La facture du dispositif
La CPAM rembourse dans la limite du tarif LPP en vigueur.
Pour le remboursement, la patiente transmet :
- La feuille de soins
- La prescription (ordonnance)
- La facture du dispositif
La CPAM rembourse dans la limite du tarif LPP en vigueur.
Questions générales sur les pessaires
Il n’existe aujourd’hui aucun instrument ou moyen fiable de déterminer d’emblée de manière certaine le bon pessaire pour une patiente donnée. Il est nécessaire de procéder par tâtonnements, par une méthode “d’essais et d’erreurs”.
Il est donc indispensable de recevoir la patiente en consultation pour procéder à l’essai d’un ou plusieurs pessaires de test en fonction de l’examen réalisé et des informations communiquées par la patiente, qu’il convient de questionner sur ses attentes, sa volonté/capacité à gérer un pessaire quotidiennement, son activité sexuelle, …
Par exemple, un pessaire Cube ne devra pas être prescrit à une patiente ne pouvant pas ou ne souhaitant pas retirer et réinsérer son pessaire chaque jour de manière autonome. Un pessaire Donut ne devra pas être prescrit à une patiente active sexuellement, sauf à s’assurer qu’elle parvienne à le retirer et à le réinsérer.
Cliquez ici pour plus d’informations sur les protocoles d’essai et de prescription de pessaires.
La consultation est parfois rapide, et le premier pessaire essayé convient. La plupart du temps ces consultations prennent du temps, il faut en essayer plusieurs et la consultation peut durer entre une demi-heure et une heure.
L’expérience montre qu’en moyenne, 3 ou 4 pessaires doivent être essayés pour trouver le bon.
Avoir au cabinet les tailles les plus fréquemment prescrites (entre 51 et 83cm) suffit à couvrir environ 85% des patientes.
Généralement, il faut avoir entre 15 et 25 pessaires environ à disposition.
Il existe deux options pour la décontamination des pessaires utilisés lors des essais avec les patientes :
- Stérilisation à l’autoclave
- Désinfection à froid + gaine de protection lors des essais
Pour obtenir la procédure détaillée, cliquez ici.
Pour la désinfection à froid, nous avons sélectionné le kit de désinfection Tristel, que vous pouvez vous procurer sur notre site.
Seuls des gels lubrifiants à base d’eau doivent être utilisés lors de l’insertion et du retrait d’un pessaire. Les gels lubrifiants à base de silicone ou d’huile, ainsi que la vaseline, peuvent endommager le pessaire, et sont moins bien tolérés par les muqueuses.
Le silicone médical est la matière la mieux tolérée par les muqueuses même lors d’un contact prolongé pendant plusieurs mois, et ne déclenche pas de réactions allergiques ou d’irritations, au contraire du latex ou du plastique. Le silicone, non poreux, n’absorbe pas et ne favorise pas la pullulation microbienne à sa surface.
Sa souplesse et sa flexibilité optimisent de plus le confort de la femme lorsqu’elle porte ce type de dispositif.
Le silicone bénéficie également d’une durée de vie nettement plus longue que le latex ou le plastique (jusqu’à 5 ans, contre 6 mois pour le latex ou le pastique).
Enfin, le silicone peut être stérilisé à l’autoclave.
Il peut arriver que le pessaire choisi lors de la consultation d’essais ne convienne finalement pas : sensation d’inconfort, chute du pessaire… Il faut prévenir la patiente que cette situation peut se produire. Dans la grande majorité des cas, il ne faut pas plus de 48h pour que la patiente se rende compte que le pessaire ne lui convient pas.
Il est alors nécessaire de faire revenir la patiente en consultation pour comprendre ce qui ne fonctionne pas et ajuster la prescription après de nouveaux essais (nouvelle taille voire nouveau modèle) en tenant compte des difficultés rencontrées avec le premier pessaire. En général, cette seconde consultation est beaucoup plus rapide et simple que la première.
Nous mettons à la disposition de vos patientes des conseils, astuces et guides pour les aider à utiliser leur pessaire plus sereinement : ici
Nous avons également conçu des guides audio “Premières fois avec mon pessaire”, que vos patientes peuvent écouter pendant qu’elles insèrent et retirent leur pessaire, afin qu’elles soient accompagnées pas à pas et rassurées : Guides audio
Enfin, nous vous encourageons à apprendre à vos patientes, en consultation, à manipuler elles-mêmes leur pessaire. Cela permet non seulement de valider le choix du modèle de pessaire, notamment en fonction de l’autonomie de vos patientes, mais également d’optimiser l’adhésion au traitement et d’augmenter la sérénité de vos patientes lorsqu’elles se lancent une fois chez elles.












